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Les étoiles filantes du 21 octobre sont des poussières de la comète de Halley, qui reviendra en 2061

La comète de Halley ne reviendra pas avant 2061, mais vous pouvez apercevoir des morceaux d'elle dès la semaine prochaine. Chaque mois d'octobre, la Terre traverse les poussières qu'elle a semées sur son orbite. Ce sont les Orionides, attendues à leur maximum dans la nuit du 21 au 22 octobre.

Une étoile filante traverse un ciel nocturne très étoilé au-dessus d'une prairie et d'une rangée d'arbres en silhouette
IllustrationUne étoile filante d'automne, sous un ciel de campagne loin des lumières des villes

L'essentiel en 30 secondes

  1. Les Orionides sont actives du 2 octobre au 7 novembre 2026, avec un maximum dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre, selon la NASA.
  2. Ces météores sont des grains de poussière de la comète de Halley qui entrent dans l'atmosphère à environ 66 km par seconde.
  3. Cette année, la Lune gibbeuse éclaire le début de nuit : visez les heures qui précèdent l'aube, loin des éclairages.
Sommaire
  1. Une comète qui sème ses poussières
  2. 66 kilomètres par seconde
  3. Rendez-vous dans la nuit du 21 au 22 octobre
  4. Cette année, la Lune joue les trouble-fête
  5. S'installer comme il faut
  6. Vos questions

En 1986, la comète de Halley a fait son dernier passage observable par le grand public, rappelle la NASA. Elle ne reviendra dans les parages du Soleil qu'en 2061, ce qui laisse le temps de s'y préparer. Pourtant, des fragments d'elle traversent notre ciel tous les ans, à la même période. Il suffit de savoir quand lever les yeux.

Une comète qui sème ses poussières

Une comète est un bloc de glace et de poussière. En s'approchant du Soleil, elle se réchauffe, libère des gaz et abandonne derrière elle une traînée de débris tout au long de son orbite. Halley, qui boucle un tour du Soleil en 76 ans environ, sème ainsi ses miettes depuis des millénaires.

Chaque année, la Terre traverse ces traînées, explique la NASA. Les poussières de Halley sont même à l'origine de deux essaims d'étoiles filantes : les Êta Aquarides, au mois de mai, et les Orionides, en octobre.

Les grains en question sont minuscules. Selon la NASA, les débris des pluies de météores mesurent en général entre la taille d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Le vocabulaire a son importance : on parle de météoroïde tant que le caillou voyage dans l'espace, de météore quand il traverse l'atmosphère en brillant, et de météorite pour celui, beaucoup plus rare, qui atteint le sol. Une étoile filante est donc un météore. Et le ciel n'attend pas les grands essaims pour nous envoyer ses miettes : la NASA estime qu'environ 44 tonnes de matière d'origine météoritique tombent sur la Terre chaque jour.

66 kilomètres par seconde

Les Orionides comptent parmi les étoiles filantes les plus rapides. Selon la NASA, elles frappent l'atmosphère à environ 66 km par seconde, soit près de 240 000 km/h. À cette allure, la distance de Paris à Marseille à vol d'oiseau se couvre en une dizaine de secondes. Star Walk note qu'elles vont un peu plus vite que les Perséides du mois d'août, qui filent à 59 km par seconde.

Cette vitesse laisse parfois des traces dans le ciel. Certaines Orionides abandonnent derrière elles une traînée lumineuse qui reste visible plusieurs secondes, voire plusieurs minutes, selon Star Walk.

Leur nom vient de leur radiant, le point du ciel d'où elles semblent toutes jaillir. Il se trouve dans la constellation d'Orion, juste au nord de Bételgeuse, la grosse étoile rougeâtre de l'épaule du chasseur. Inutile pour autant de fixer Orion : les météores peuvent apparaître dans n'importe quelle région du ciel.

Une famille allongée sur des chaises longues sous des couvertures, dans un jardin à la campagne, observe le ciel étoilé de la nuit
IllustrationAllongé, emmitouflé et loin des lampadaires : la bonne posture pour guetter les Orionides

Rendez-vous dans la nuit du 21 au 22 octobre

En 2026, les Orionides sont actives du 2 octobre au 7 novembre, avec un maximum dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre, selon la NASA. Sous un ciel bien noir, l'agence américaine annonce environ 10 à 20 météores par heure au plus fort de l'essaim. Un rythme modeste, mais régulier, et les nuits qui entourent le maximum restent dignes d'intérêt.

Ce chiffre correspond à des conditions idéales. Star Walk rappelle qu'il suppose le radiant au zénith et un ciel parfait, et qu'on en voit en pratique moins. Mieux vaut le savoir avant de réveiller toute la famille.

Cette année, la Lune joue les trouble-fête

Mauvaise nouvelle pour 2026 : au moment du maximum, la Lune est gibbeuse croissante, plus qu'à moitié éclairée. Elle illumine une grande partie de la nuit et efface les météores les plus faibles. La parade consiste à attendre son coucher. Star Walk conseille d'observer avant l'aube, quand la Lune est basse ou couchée et que le radiant est plus haut. La NASA recommande de toute façon les heures qui suivent minuit.

Mettre le réveil en fin de nuit, quelques heures avant le lever du jour, reste donc la meilleure option. Petit rappel : le maximum tombe encore à l'heure d'été, puisque le passage à l'heure d'hiver n'interviendra que dans la nuit du 24 au 25 octobre.

S'installer comme il faut

Pas besoin de télescope : l'œil nu, qui embrasse une grande partie du ciel, reste l'instrument idéal. La NASA conseille de s'éloigner de la ville et de l'éclairage public. Une chaise longue ou un tapis de sol, une couverture et une boisson chaude font le reste, car les fins de nuit d'octobre sont fraîches. Regardez une large portion du ciel, et ne vous découragez pas après cinq minutes sans rien voir. La patience paie.

Le jour, le ciel d'automne réserve d'autres spectacles. En ce moment, les grues cendrées traversent la France en formation vers le sud-ouest.

Vos questions

Faut-il un ciel parfaitement noir ?

Plus il est sombre, plus vous verrez de météores. La NASA conseille un lieu bien à l'écart des villes et des lampadaires. Depuis un centre-ville, seules les plus brillantes resteront visibles.

D'où vient le nom des Êta Aquarides ?

Comme les Orionides, elles tirent leur nom de leur radiant, situé près de l'étoile Êta de la constellation du Verseau, Aquarius en latin. On les guette au petit matin, début mai.

Quand reverra-t-on la comète elle-même ?

Pas avant 2061, selon la NASA. Elle a déjà entamé son voyage retour : d'après Space.com, elle a atteint en décembre 2023 son aphélie, le point de son orbite le plus éloigné du Soleil.

Nos sources

  • NASA Science, page « Orionids » : comète 1P/Halley, activité et maximum 2026, vitesse, radiant et conseils d'observation
  • NASA Science, « Meteors & Meteorites Facts »
  • Star Walk, « Orionides 2026 : où et comment les observer en octobre », 2 octobre 2026
  • Space.com, Joe Rao, sur le passage de la comète de Halley à son aphélie en décembre 2023

Article vérifié avant publication

RédactionInès Haddad
Relecture et vérificationHélène Vasseur, le

Les chiffres, dates et recommandations de cet article ont été contrôlés à partir des sources listées ci-dessus. Les images qui l'accompagnent sont des illustrations.

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